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Je subis ou tu subis?

main mur jaune
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Peur de déranger.
Peur de décevoir.
Peur de déplaire.
Peur de blesser.
Peur de perdre l’autre.
Peur de la solitude.
Peur du conflit.
Peur de la réaction de l’autre.
Peur du changement.
Peur de l’inconnu.
Peur de se sentir coupable.
Peur d’être jugée.
Peur d’être déçue.
Peurs…

Envahie par toutes ces peurs, je me tais.
Ignorant toutes ces peurs, tu persistes.

Nous dansons ensemble sur le même air que nous connaissons depuis si longtemps.
Je suis épuisée, mais je continue puisque tu sembles ne rien voir à mon état.

Tu aimes danser, je voudrais tenter autre chose.
Je
subis, pendant que tu t’amuses.

Je tente autre chose, alors tu ne peux plus danser.
Tu subis
, pendant que je m’amuse.

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Par peur, trop souvent, on persiste à outrepasser nos limites, à continuer de faire plaisir aux autres, à ne pas s’écouter. Nous préférons subir que faire subir aux autres. Et par peur, encore trop souvent, on croit que si on dit stop, qu’on pose une limite, qu’on évolue, nous ferons subir à l’autre nos envies et cela nous rend inconfortable. Face à cet inconfort, on a tendance à se piler dessus et préférer continuer à le faire, mais c’est malsain puisqu’on met de côté nos propres besoins afin de prioriser uniquement les besoins de l’autre.

Et si on décidait de voir les choses autrement ? De changer notre perception de ces fameuses limites et conséquences ? Et si on décidait, qu’à partir de maintenant, plus personne ne subit ? Tu ne mérites pas de subir plus que les autres. Tu vaux la même chose que la personne en face de toi. Tu ne vaux pas moins, elle ne vaut pas moins. Alors, si on s’arrangeait pour se plaire et s’écouter individuellement, à deux ?

Il se peut que tes limites aient des impacts négatifs sur l’autre que tu aurais bien aimé éviter. Mais, malheureusement, si cela atteint considérablement l’autre, il n’est pas de ton devoir de répondre à ses besoins. C’est le sien. Ton devoir à toi, c’est de t’occuper de toi, de tes besoins et de tes limites.

Parfois, on néglige l’importance de reconnaitre nos limites et on banalise les conséquences de ne pas les écouter. Bien sûr, si une dynamique est installée depuis longtemps entre les membres de ton entourage et toi, il est fort probable que certains d’entres eux réagissent plus fortement à ces changements. Ça se peut que ça les dérange que tu cesses de tolérer un de leurs comportements, puisque ça les confronte. Ça se peut que ça les dérange de voir que tu te priorises plus et que tu n’es plus aussi disponible qu’avant. Ça se peut que ça ne fasse pas l’affaire de quelques personnes de voir que tu n’entretiens plus votre relation, puisque celle-ci ne te convient plus désormais. Ça se peut qu’ils te disent que tu es intense, que tu changes, que tu n’es plus comme « avant ». Et tu sais quoi ? J’ai compris que c’était un compliment. Puisque si tu es en train de sortir d’une situation qui ne te conviens plus, c’est parfait que tu ne « sois plus comme avant ».

Ça se peut que tout cela les dérange, et bien plus encore, et c’est entièrement leur droit. Les gens autour de toi ont le droit de ne pas comprendre, de ne pas être d’accord, de trouver que tu en fais trop ou pas assez. Ils ont le droit à leur opinion, mais tente le plus possible de ne pas te laisser affecter. Au final, tu es la même personne. Seulement, tu es plus à l’écoute de toi, centré sur tes besoins et tu te respectes sans avoir peur de déranger ou blesser les gens autour de toi, car tu ressens que c’est la meilleure chose à faire POUR TOI.

J’ai lu récemment un texte d’une collègue de la Fab qui mettait en lumière l’importance de mettre ses limites, de se respecter et que ça se peut que quelque chose qui nous convenait il y a quelques années ne convienne plus aujourd’hui. Il faut accepter qu’on change, accepter qu’on évolue, accepter qu’on a des besoins différents, accepter qu’on a des limites différentes et accepter que ça peut déranger les gens. Gère tes craintes, ne les laissent pas t’envahir, prend un pas de recul pour bien faire les choses et fonce. Il est difficile de maintenir nos limites et ces changements lorsqu’on est témoin d’impacts négatifs autour de soi, mais, tu verras, un moment donné, se choisir devient une nécessité.

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