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Respire

femme forêt
Source: Pixabay

On vit une période difficile actuellement. Une crise que le monde entier ne s’attendait pas à vivre.

L’année 2020 s’est présentée d’une façon bien spéciale en nous démontrant que même si nous avons des plans, des milliers de projets et un agenda bien rempli et organisé, tout est matière à changement. Dans la vie, rien ne se passe exactement comme on le souhaite.

Les leçons qu’on doit tirer de tout ça, il y en a plusieurs. De mon côté, il y a eu beaucoup de matière à la réflexion et d’énormes prises de conscience.

J’ai constaté que j’avais une tendance maladive à me surpasser jusqu’à m’étourdir. Cette fâcheuse manie d’être constamment dans l’action m’a mise à bout de souffle sans que je m’en aperçoive. En mars dernier, mon médecin a décidé de m’imposer un arrêt de travail de façon préventive pour des raisons de santé.

Du jour au lendemain, je me retrouvais seule face à moi-même dans mon 3 et demi. J’avais l’habitude de travailler aux quatre coins du Québec à la recherche de plusieurs nouveaux défis et là, on me disait de prendre une pause, ne connaissant pas le danger de ce virus.

La transition a été dure.

J’ai résisté à cette situation pendant un bon moment, jusqu’à m’en rendre réellement malade.

Et puis, un bon matin, lorsque j’en ai eu assez de vivre cette colère au fond de moi et de me sentir impuissante, ma petite sagesse intérieure m’a soufflé un mot : respire.

Respire

Respirer nous ramène toujours à l’essentiel.

Respirer nous ramène au « ici et maintenant ».

Être conscient de son souffle de vie, c’est être pleinement présent à ce qui est, à ce qu’on est.

Notre souffle nous accompagne tout au long de notre vie ; en prendre conscience, c’est se libérer.

Au fil des semaines, j’ai pratiqué quotidiennement la méditation.

Je me suis recentrée régulièrement à mon souffle quand les idées semblaient s’agiter à l’intérieur de ma tête.

Et puis, la vie faisant bien son chemin, je suis tombée sur un livre de Nicole Bordeleau que je n’avais pas encore lu.

Dans celui-ci, elle décrit une anecdote de vie intéressante.

Lors d’un de ses premiers cours de yoga, l’enseignant a dit au groupe d’élèves : « Nous vivons comme nous respirons. »

Cette phrase a été aussi percutante pour elle que pour moi.

Concrètement, cela veut donc dire que si j’ai l’habitude de respirer vite et de façon superficielle, mon rythme de vie aura tendance à ressembler à ma respiration. En observant sans jugement mon petit souffle saccadé à peine perceptible, j’ai réalisé l’exactitude de ces propos.

J’ai rarement pris le temps de respirer profondément et consciemment dans ma vie.

Mon souffle, je l’ai trop souvent tenu pour acquis.

Combien de fois me suis-je coupée de celui-ci quand quelque chose de désagréable se présentait à moi ?

Combien de fois ai-je agi impulsivement au lieu de prendre le temps de respirer pour faire baisser la tension ?

Combien de fois ai-je accumulé de la pression sur mes épaules et mon dos, sans prendre le temps d’être à l’écoute de mon corps et de respirer profondément ?

Dès l’instant où l’on prend conscience de son souffle, quelque chose en nous s’apaise.

Respirer nous offre une nouvelle liberté.

Nous sommes tellement habitués à vivre des situations complexes où la résolution de problèmes doit se faire rapidement qu’on oublie la base, soit de prendre le temps de respirer.

Se couper de son souffle, c’est se couper de soi.

J’en suis à un stade de ma vie où je réalise que :

Je ne suis pas mon travail.

Je ne suis pas ma relation amoureuse.

Je ne suis pas mes réussites.

Je ne suis pas mes richesses matérielles.

S’identifier à tout cela est dangereux, car le jour où ces éléments disparaissent, on se sent vide et on perd ses repères.

Les choses extérieures à moi ne sont pas ce que je suis.

Notre monde intérieur est ce que nous sommes.

Pour oser vivre avec courage et vitalité, il faut prendre le temps de respirer afin d’explorer ce monde intérieur.

Il faut inclure de la douceur et de la compassion dans notre vie.

Être conscient de qui nous sommes nous permet de nous unir à la vie et également aux autres.

Respirer reste la façon la plus noble et la plus courageuse de vivre.

Prendre conscience de son souffle, c’est une des plus grandes richesses pour traverser tout ce qui se glisse sur notre chemin.

Pour terminer, voici une suggestion intéressante si vous désirez en apprendre davantage sur la respiration et ses bienfaits : le balado de Nicole Bordeleau, offert gratuitement, que vous pouvez télécharger sur votre téléphone. Plusieurs exercices de méditation sont offerts ainsi que des capsules sur différents sujets, tels le lâcher-prise, la patience et le pouvoir d’un souffle profond.

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