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Pourquoi je préfère Miyazaki à Disney

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Source: Pixabay

C’est au cégep que j’ai entendu parler pour la première fois de Hayao Miyazaki, le Walt Disney japonais. Pour tous les étudiants en animation 3D que j’ai côtoyés pendant mes trois années de technique au cégep, Miyazaki était le maître du dessin animé. Son style, la qualité de ses dessins et ses univers farfelus étaient préférés à ceux de Disney par ces adeptes de l’animation qui semblaient, eux, le connaître depuis longtemps. Ce n’est que cinq ans plus tard que je me suis mise à écouter ses films. Maintenant que Netflix les a popularisé en les rendant disponibles sur sa plateforme, je souhaite vous expliquer pourquoi vous devriez immédiatement vous initier à ses films, vous et vos futurs (ou actuels) enfants.

Je suis une princesse de 16 ans

Contrairement à la majorité des personnages des films de Disney, les protagonistes de Miyazaki sont souvent des enfants : ils ont entre 5 et 13 ans, parfois plus. Ils ont souvent l’âge de la personne à qui s’adresse le film : plus le protagoniste est âgé, plus le film peut être apprécié par des adultes, comme c’est le cas de Princesse Mononoké (loin d’être la princesse à laquelle Disney nous a habitués). Ce sont donc des personnages auxquels les spectateurs à qui sont destinés la majorité des films peuvent s’identifier. D’ailleurs, les personnages sont très variés : il existe des princesses, oui, mais aussi des sorcières, des poissons-magiciens, des guerrières, des magiciens, des humains, des esprits de l’eau, de la forêt — petit clin d’œil à mon ami Totoro ici — et plusieurs autres.

J’ai rencontré le grand amour de ma vie

L’amour est au rendez-vous dans ces films japonais. Mais il se retrouve davantage sous la forme d’un amour fraternel, amical ou familial plutôt que sous celle d’un amour hétéronormatif entre deux personnes formant un couple. On ne peut qu’être touchés par l’amour que porte Ponyo à son nouvel ami, par celui que Chihiro témoigne envers ses parents et amis, par l’amour inconditionnel que se portent Sophie et son ami le magicien Hauru et par l’amour que les sœurs Mei et Satsuki éprouvent l’une pour l’autre.

Les méchants ont tort, les gentils ont raison

Dans les films de Disney, il est très simple de savoir qui sont les gentils et qui sont les méchants. Seules quelques réadaptations (Maléfices) ont su apporter des nuances. Dans les films de Miyazaki, il y a davantage place à l’ambiguïté. Qui est cet homme étrange qui suit la petite Ponyo ? Veut-il simplement la protéger ? Et ce magicien Hauru, vaut-il tout l’amour que Sophie lui porte ? Et ce Sans-Visage qui suit Chichiro partout : dévoreur ou sauveur ? Les personnages de ces histoires sont rarement noirs ou blancs : il y a toujours place au gris, à la nuance.

Bref, ces films sont remplis de richesse, de profondeur. Et si ce n’est pas assez pour vous convaincre de vous plonger dans cet univers, sachez que contrairement à Disney, Miyazaki n’a pas peur de faire appel à des univers complètement farfelus et surréalistes. On laisse l’imagination vagabonder et s’étendre à l’infini.

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