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Ne me quitte pas


Source : Unsplash

Toi et moi, on le savait que ça ne durerait pas. Avant même d’avoir commencé, on connaissait la date d’expiration. Le problème est que même si c’était prévu, la séparation ne fait pas moins mal. 

J’ai profité du temps qui nous était donné au maximum, en espérant toujours que ça durerait. Je m’ennuie déjà des nombreuses randonnées magnifiées par les couleurs des feuilles en parfait contraste avec le ciel bleu. En fait, même les ciels gris semblaient moins gris quand tu étais là. La pandémie nous forçant à profiter du dehors n’a que bonifié nos rencontres. Je m’ennuie déjà de ton odeur fraîche et réconfortante. 

Quand novembre est arrivé, ce mois des plus déprimants, je te sentais déjà partir. En théorie, il nous resterait encore du temps à passer ensemble jusqu’à décembre, mais ton éclat n’y est plus depuis un certain temps. Je me vois déjà affronter l’hiver, son froid mordant, ses routes glacées, ses tempêtes poudrées en me rappelant ta douceur pour m’apaiser.  

Maintenant que la neige s’est annoncée, que les feuilles des arbres manquent à l’appel et que le bleu du ciel est moins bleu, je sais que tu nous as quitté pour de bon et que tu ne repointeras le bout de ton nez avant septembre prochain. 

J’ai envie de retenir, de te crier de ne pas me quitter, mais ça s’avérerait complètement inutile. Tu fais ton chemin et je dois faire le mien. Ça a toujours été ça le deal et ce n’est pas près de changer. 

Je dois faire mon deuil pour cette année et réunir mon courage et mes foulards pour affronter l’hiver à venir et les centaines de journées qui me séparent de ton retour. Heureusement, chaque année, l’hiver se passe beaucoup mieux qu’anticipé. 

Mais quoi qu’il advienne, sache qu’aussi bref que tu sois, automne, tu restes ma saison préférée.

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