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L’ange perdu


Source: Pixabay

J’étais, il n’y a pas longtemps,
Un magnifique ange aux ailes blanches,
Mais la tristesse et le temps
Ont fait de ma souffrance une abominable avalanche.

Je suis rendue noire,
Noire de tristesse,
Cachée dans cette forteresse
Où je pleure tous les soirs.

Je suis un ange perdu
Qui cherche désespérément son chemin,
Mais la route est si ardue,
J’en arriverai bientôt à mes fins.

Mes ailes ont traversé tant d’épreuves
Qu’elles sont maintenant sombres et transpercées
Leurs bords sont noircis et leur milieu, calciné.
Regardez ! Vous en verrez les preuves !

On m’a cependant redonné une seconde chance
Et j’ai rencontré quelqu’un de confiance
À qui je me suis totalement ouverte et livrée
Pour que ma vie soit changée,
Que mes ailes retrouvent leur fierté !

J’ai eu des gens pour m’écouter
Des amis pour me changer les idées
Et aujourd’hui, je travaille
À ce que mes ailes retrouvent un blanc sans faille !

Je ne serai alors plus…
Un ange perdu…

J’ai écrit, à quelques mots près, ce poème en 2007, dans les pires années de ma vie. Des années de misère où il n’y avait pas trop de lumière pour moi. Je n’avais que 15 ans et je me trouvais alors au plus profond de mon abîme. Jour après jour, je me noyais dans ma détresse. Aujourd’hui, je suis à des centaines de kilomètres de ce néant qui m’a engloutie pendant près d’une demi-décennie, lors de l’adolescence. Deux choses m’ont sauvée : ma volonté de fer et une écoute extérieure. Si tu te sens, actuellement, toi aussi comme un ange perdu, alors saisis fermement la main qu’on te tend. Accepte cet amour et permets-toi le bonheur auquel t’accrocher dans tes jours les plus sombres. Offre-toi le plus beau des cadeaux que tu mérites. Lorsque tu respireras à nouveau le grand air avec bonheur, tu te souviendras de l’enfer que tu as traversé et tu souriras. Tu comprendras que c’est ici-bas que le paradis se trouve, que tu n’as pas besoin d’attendre de t’éteindre pour le trouver, le soulagement de l’Éden.

Pour comprendre la valeur du bonheur le plus sincère, il faut avoir souffert, car « pour être heureux jusqu’à un certain point, il faut que nous ayons souffert jusqu’au même point. » – Edgar Allan Poe

Alors, petit soldat, tu es en pleine mission de guerre actuellement, mais n’oublies pas : ton mandat finira et ce jour-là, le beau temps reviendra, le soleil brillera.

Je te laisse sur cette citation d’Alfred de Musset : « Après avoir souffert, il faut souffrir encore et il faut aimer sans cesse, après avoir aimé. » J’espère que quelque part au fond de toi, en attendant, elle t’apaisera. Et qu’un jour, tu ne seras plus un ange perdu…

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