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Recalcul de l’itinéraire en cours

Source: unsplash

Je n’ai jamais vraiment aimé me projeter dans le temps et me mettre des objectifs à très long terme. Peut-être par peur d’être déçue ou simplement parce que je n’ai réellement aucune idée de ce que je veux accomplir dans les 20 prochaines années. On se fait souvent dire qu’on est encore jeune, qu’on a toute la vie devant nous pour trouver un sens à la vie que l’on mène, mais plus les années avancent, moins on a le temps d’y réfléchir et plus la pression semble grande.

Quand cela fait presque 17 ans que l’on va à l’école, année après année, on a hâte de passer au niveau supérieur et de délaisser notre statut d’étudiant. Pourtant, les diplômés nous rappellent alors que cette période de leur vie a été l’une des plus belles et qu’il faut en profiter. Maintenant que je suis à mon tour une jeune professionnelle, je me rends compte que l’on peut vite tomber dans la routine du « métro, boulot, dodo », un piège qui nous guette si on a comme seul objectif de se remplir les poches.

Qu’est-ce qui me rend heureuse profondément? Pour quelle organisation j’ai envie de donner plus de 2000 heures de mon temps annuellement? Des questions légitimes que nous devrions nous poser avant d’entamer son premier emploi. Tu te dis probablement que ce sont des réflexions auxquelles on trouve normalement nos réponses à travers justement nos premières expériences professionnelles et tu as raison! En fait, ce qui me préoccupe surtout, c’est de voir une génération qui consomme les emplois comme elle le fait avec ses relations, en passant rapidement à autre chose. On  swipe  les offres d’emplois sur LinkedIn et, lorsque cela ne fonctionne plus, on passe au prochain appel sans prendre le temps de trouver la source de nos insatisfactions.

Ce que j’ai surtout réalisé dans ma première année sur le marché du travail, c’est à quel point on ne doit pas sous-estimer les relations humaines. Les gens  que nous côtoyons peuvent faire une énorme différence dans notre milieu de travail. Quand je repense à mes stages universitaires en entreprise, je ne me souviens pas nécessairement des fichiers Excel que j’ai remplis ou des  présentations que j’ai montées, mais bien des personnes que j’ai rencontrées et qui m’ont faite évoluer comme professionnelle. Je me permets ainsi de faire un parallèle avec les voyages. Lorsque je suis partie 2 mois en Asie du Sud-est, j’étais loin de me douter de tous les êtres incroyables qui allaient croiser ma route et auprès desquels j’ai vécu des expériences incroyables.  Je ne suis pas en train de dire que les projets sur lesquels on travaille n’ont pas d’importance, car ils en ont tout autant. Par contre, le fait de travailler dans un environnement sain, où les gens te supportent et t’aident à devenir une meilleure version de toi-même, sera désormais une priorité dans ma carrière et non la présence d’une table de ping-pong au bureau.

La job parfaite n’existe pas, elle serait ennuyante et sans défis, mais la job de nos rêves, elle est à notre portée! Je struggle encore à la définir, mais j’y crois et j’ai la réelle conviction que ce qui nous arrive aujourd’hui fera du sens dans quelques années. Que ce soit le karma, la destinée ou un concours de circonstances, on doit se rappeler que la vie est bien faite.

Réviseure = Amélie Carrier

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