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Quand l’amitié devient amour

Quand la plus belle amitié devient amour, souvent, ça brasse la barque de la relation.

Toi pis moi, on n’est pas les premiers ni certainement les derniers. C’est assez reconnu comme schémas. C’était pas vraiment l’mien et clairement pas l’tien, mais ça reste un classique. J’espère juste qu’on fera partie de ceux qui gagneront leur pari. J’pense sincèrement qu’on a quelque chose de spécial, toi pis moi, alors ça fait que j’y crois. Anyway, ça, tu le sais déjà.

Alors, aurais-tu le déclic, un jour, de vouloir qu’on se lance dans le vide tous les deux ensemble ? Car voilà ce que moi j’aimerais vivre avec toi.

Je veux apprendre ta langue. Pis là, j’te parle pas des pick up lines des p’tits culs de 18 ans. Je veux comprendre chacun de tes langages ; le verbal, le non verbal, ceux de ton âme et de tes yeux, mais tout particulièrement celui de ton cœur.

 

Je veux qu’on parle toute la nuit pour découvrir tout ce que tu voudras me partager.

Je veux voir, connaître, savoir.

 

Je veux t’apprendre… de ton corps jusqu’à ton âme.

 

Je veux t’entendre, t’écouter.

T’étudier, tout assimiler.

 

Je veux te comprendre. Te découvrir. T’aimer.

Oui, je veux t’aimer et discuter. Tout simplement.

Te connaître dans la profondeur de ton âme. Tout naturellement.

 

Je veux que tu me racontes, que tu me chantes, que tu me cries tout doucement ce qui te traverse l’esprit.

 

Je veux que tu m’aimes

Que tu me connaisses

Et que tu m’acceptes

De la tête aux pieds

De mon cœur jusqu’à mon âme.

 

Chaque sentiment, chaque émotion.

Chaque tourment, chaque peine.

 

Mes rêves, mes désirs.

Mes faiblesses, mes difficultés.

 

Je veux que tu m’apprennes par cœur.

Pour que moi aussi, je puisse t’apprendre par cœur.

 

C’est juste insane à quel point j’ai ce désir de te découvrir. Mais pas te découvrir comme on découvre tous ces gens ordinaires — sans rancune, c’est juste que c’est lui mon humain extraordinaire —, mais te découvrir comme on découvre un trésor, des étoiles plein les yeux.

 

Et le pire là-dedans, c’est que je ne sais pas vraiment pourquoi. C’est juste que c’est là. C’est ce que je ressens deep down au fond de moi. Même si jamais je n’avais pensé à quelque chose comme ça auparavant, quand je pense à toi, c’est toujours ça qui m’vient en tête… Te découvrir.

 

T’apprendre dans l’ensemble de ton être.

 

Et même si des fois je suis angoissée par cette idée qui m’envoûte, dans ce silence qui parfois me pèse encore et qui me laisse sur de vieux goûts amers d’overthinking, je le sais que derrière tes barrières, il y a celui que je cherche.

J’voudrais juste que tu sois là pour que je puisse te raconter tout, sans filtre, comme je le faisais si facilement avant. Cet avant qui n’a clairement pas duré 10 ans et qui me fait douter de la réelle valeur du temps. Et je comprends que le temps est une variable tellement plus importante pour toi, mais moi, voilà, c’est ce que je ressens.

Ce que j’éprouve pour toi a clairement toujours été là, mais ça m’est rentré dedans comme un train en 2020. J’ai pris une méchante débarque. Comment ça se fait que j’m’en sois pas rendu compte avant ? C’était tellement facile, j’me posais juste aucune question, j’imagine. Fallait peut-être juste que ça se passe comme ça entre toi pis moi ?

J’aurais aimé ça, m’en rendre compte au jour un, à quel point c’est l’fun de juste se jaser tous les deux. D’être à tes côtés et de partager mes activités avec toi. Crois-moi, je ne ferais plus preuve de cette inconscience à notre égard, aujourd’hui.

Car plus que tout, je veux que tu sois là.

Pis que moi aussi je sois là.

Au même endroit, au même moment.

Tu me manques tellement.

Si tu savais comment.

 

Et j’ai peur du temps.

T’sais, celui qui m’fait douter de sa réelle valeur

Mais qui dans l’absence prend tout son sens

Le temps qui passe et qu’on ne retrouvera jamais autrement.

Tous ces souvenirs qui s’envolent…

Tous ces moments que je veux pouvoir partager avec toi

Et qui s’évaporent dans la brume…

Ça me terrifie de ne rien pouvoir faire pour les protéger.

 

Alors, peux-tu me promettre qu’on tentera de rattraper tout ce temps pis qu’on dormira pas pendant, genre… cent ans ! Je rigole, mais au moins, promets-moi qu’on passera plusieurs jours à se jaser jusqu’au petit matin. Tu devrais être heureux, toi, mon bel oiseau de nuit. Peut-être que parfois on pourrait aussi juste rester encabanés au lieu de sortir pour que tu me dévoiles tout ce qu’il y a dans ton cœur, dans tes pensées et dans ton for intérieur. Être là ensemble, juste pour ressentir tout ce que ton âme voudra me partager, tout ce que ton corps voudra me raconter.

T’sais que pour la première fois de ma vie, j’ai laissé mon cœur guider mes pas, car c’est toujours ma tête qui a mené ma vie dans le passé. Sauf qu’avec toi, c’était tellement différent. Naturellement différent.

Mais parfois, j’me demande si c’est pas juste mon imagination qui a perdu l’nord. Rien d’autre que mon imagination. Y’a peut-être juste moi qui s’imagine dans un conte de fées botché, comme dans la chanson de Roxane Bruneau.

Si tu savais comme je peux t’aimer…

Et je connais les raisons pour lesquelles je t’aime, mais je ne m’explique pas par un raisonnement logique pourquoi je t’aime de cette façon.

Je souhaite juste qu’un jour, on en parle, toi pis moi, pour toute une nuit… Car je ne m’explique pas vraiment non plus pourquoi, pour la première fois de ma vie, je n’ai pas si peur de l’amour, et ce, même à travers la distance. J’espère juste qu’on va pouvoir le découvrir ensemble. Pis qu’un jour, toi non plus tu n’auras plus aussi peur de ça, l’amour. De mon amour. 

Mon cœur pis ton cœur pourraient peut-être se retrouver ensemble dans les shoe-claques, t’sais. 

Dans le silence et l’incohérence

Dans le virtuel et le réel

Dans l’absence et la renaissance

 

Je t’aimerai encore demain

Toi, mon meilleur ami.

 

Car « L’absence est à l’amour, ce qu’est au feu le vent ; il éteint le petit, il allume le grand. » – Roger De Bussy-Rabutin

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