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À défaut d’aller au théâtre : 4 pièces féministes québécoises à lire !

lecture bibliothèque
Source: Pixabay

Des autrices différentes. Des époques différentes. Des pièces différentes. Mais toutes sont écrites par des femmes, toutes sont féministes, et toutes sont québécoises. Je vous présente ici quatre pièces de théâtre à lire, pour ces journées où un livre de 200 pages nous semble interminable. Et à défaut d’aller au théâtre, autant en profiter comme on peut !

Commençons avec les années 1980…

Oublier — Marie Laberge — 1987

couverture oublier
Source: Marie-Andrée Labonté-Dupuis

Écrite il y a de cela plus de trente ans, cette pièce est encore très actuelle. Une relation mère-fille fragilisée. Des relations entre sœurs, elles aussi effritées. Et encore cet interminable questionnement : comment gérer l’ingérable, comment traiter avec la maladie d’Alzheimer, comment s’occuper de sa propre mère ? Des retrouvailles éprouvantes le temps d’une soirée de tempête et le silence de la mère, toujours aussi pesant.

Faisons un petit saut dans le temps avec les années 2000…

Filles de guerres lasses — Dominick Parenteau-Lebeuf — 2005

couverture filles missiles
Source: Marie-Andrée Labonté-Dupuis

Un recueil de plusieurs petites pièces très courtes. C’est sombre, c’est même parfois violent, mais c’est surtout très représentatif de son époque : des textes qui dénoncent la société patriarcale, qui se révoltent contre le sort réservé au corps des femmes. Le corps féminin est découpé sous tous les angles à travers chacune des pièces.

Attardons-nous sur les années 2010, un renouveau dans l’écriture féministe !

J’accuse — Annick Lefebvre — 2015

couverture j'accuse
Source: Marie-Andrée Labonté-Dupuis

Un texte drôle, franc. Ce sont cinq monologues, interprétés par cinq femmes. Cinq femmes qui accusent la société, le capitalisme, le patriarcat, mais aussi cinq femmes qui accusent le coup, cinq femmes qui encaissent. Elles n’hésitent pas à dénoncer les stéréotypes qui leur collent à la peau. On y parle de sexe, d’argent, de pauvreté, de politique, d’amitié. Des propos qui parfois font grincer des dents, et qui parfois font rire : ça fait du bien à lire. L’autrice n’y va pas de main morte et n’épargne personne, même pas elle-même…

Antioche — Sarah Berthiaume 2017

couverture antioche
Source: Marie-Andrée Labonté-Dupuis

C’est l’histoire de Jade, une adolescente qui fait des listes à n’en plus finir de tout ce qui ne va pas dans le monde ; c’est aussi l’histoire de sa mère, fantôme dans sa propre maison, et de sa meilleure amie Antigone, qui se bat pour que son école joue sa pièce écrite il y a 2500 ans. Des dialogues punchés. Des vérités criantes. Une mère, une fille : un monde qui les sépare. Parce que le monde « a besoin de filles en crisse », comme le dit si bien Antigone, le discours de ces personnages féminins vaut la peine d’être lu.

Ces pièces nous rappellent que le féminisme est encore bien vivant, qu’il a énormément évolué, et surtout qu’on est entourés de femmes créatrices et talentueuses : il faut seulement apprendre à les connaître.

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