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À ce toi et moi qui aurait pu être « nous »


Source : Unsplash

Hey you, 

La vie a été à la vitesse grand V depuis mon premier « Hello! Comment vas-tu ? », il y a environ 1 an de cela maintenant, et bien des choses se sont passées depuis…

À cette époque, tu ne le savais pas encore, mais tu étais destiné à être le match de la dernière chance. À cette période de ma vie, j’étais tellement épuisée que les hommes me manquent de respect que je n’avais plus aucun espoir de faire une rencontre saine.

Je n’y croyais plus que je puisse rencontrer une bonne personne, que j’avais le droit d’aimer, mais surtout d’être aimée en retour, car au fond, les autres mecs avant toi ont fait de moi une femme brisée face à l’amour.

Mais toi, tu semblais différent, puisque malgré tout ce que je t’avais balancé face à mon passé, tu ne t’es pas barré et tu es resté. Pour me prouver qu’un bon gars avec de bonnes valeurs ça existe encore!

Bien des choses se sont déroulées entre notre première rencontre au restaurant africain, le moment où j’ai commencé à t’écrire cette lettre au printemps 2020 et aujourd’hui où j’ai dû la modifier à contrecœur.

Dans tout ce que nous avons vécu, si on me demandait de partager un moment inoubliable, je dirais, sans hésiter, que ce fut à la Brûlerie du Roy. C’est à ce moment précis qu’il y a eu ce déclic : nous voulions voir où cette histoire nous mènerait en prenant le temps. C’est aussi durant cette journée particulièrement ensoleillée de mars que nous avons voulu, à des moments distincts, nous embrasser pour la première fois… mais nous n’avions pas osé, de peur que l’autre perçoive cela comme trop rapide.

Sans mettre l’accent sur la pandémie, il reste que nous nous sommes rencontrés à un drôle de moment toi et moi : tout juste avant le premier confinement…

Cette période, qui aurait pu tout faire céder entre nous deux, aura été au contraire constructive. Nous sommes passés au travers de ceci en continuant à nous connaître, à démontrer que nous tenions à l’un et l’autre, bref… nous avons réussi à entretenir ce désir de voir où cette histoire irait.

Le déconfinement est arrivé, nous nous sommes enfin revus et nous voyions bien que quelque chose de sérieux se construisait. Tout allait si bien!

Mais, derrière tous jours ensoleillés, se cachent trop souvent des journées plus grises, plus sombres. Une visite inattendue, laquelle je n’ai toujours pas pardonnée, et une décision prise ont détruit, en l’espace d’un soupir, ce toi et moi qui aurait pu être « nous ».

Cette lettre, je l’ai rédigée la journée même où tu m’as annoncé ton 95 % de réflexion, mais j’ai attendu pour la publier, car j’attendais en fait, de connaître la date officielle de ton départ vers le pays de tes racines.

Date qui n’est malheureusement jamais arrivée.

Je te l’ai écrite pour te remercier d’être arrivé à un bon moment dans ma vie alors que j’étais dans une période de désillusion. 

Merci de m’avoir montré ce que c’est d’avoir du soutien dans une relation, de recevoir de la douceur sans avoir besoin de la demander, d’être respectée pour la personne que je suis. Merci de m’avoir appris combien c’est sain de pouvoir communiquer sans se faire insulter par la suite. D’avoir le droit de démontrer des signes d’affection et de tendresse, sans avoir besoin de demander la permission. Merci d’avoir été un « criss d’a… » patient. C’est en voyant ce qu’est le respect là-dedans aussi que j’ai pu enfin savourer le moment présent, car je n’avais plus à être en mode hypervigilance ou performance.

Qu’on se le dise, tu ne m’as pas sauvée. Tu as juste su me guider vers la guérison, celle qui tardait à se faire. Au lieu d’être effrayante, elle aura été remplie de compréhension, de présence et d’écoute. Après tout, je t’avais avisé que je pourrais être effrayée et à la place, tu me l’as même confirmé. J’ai évolué et tu m’as même dit que tu fus toi-même surpris que je n’aie pas fui. Merci de m’avoir permis de savoir que moi aussi je t’ai apporté beaucoup sur plusieurs aspects, du moins, je l’espère encore.

Bref, comme tu me l’as souvent dit à moi aussi, merci d’avoir été toi!

Lorsque tu as mis fin à notre fréquentation, tu m’as donné la « lourde » tâche de trancher si je voulais que nous restions des amis. En réalité, ce fut plus difficile de ne pas t’écrire sur-le-champ que de prendre ladite décision : bien sûr que je le voulais. Tu avais maintenant une place si spéciale dans ma vie!

On ne se le cachera pas : il y aurait pu réellement avoir un « nous », et ce même après que tu aies mis un terme à notre fréquentation. Ça se voyait, même si on voulait le nier. Mais, il y avait un mais…

Ce même « mais » qui m’oblige, plusieurs mois plus tard, à modifier cette publication, car trop choses se sont écoulées depuis. Je te parle moins à cœur ouvert dans celle-ci, mais comme tu me connais, je prêche pour l’honnêteté et c’est en publiant cette version que je reste fidèle à qui je suis! Je trouve cela horrible que nous ayons dû couper les ponts pour les raisons que nous connaissons toi et moi, surtout de la manière violente dont cela s’est terminé. 

Est-ce que ton départ est douloureux?

Oui, mais beaucoup moins maintenant puisque j’assimile ce sentiment de vide que tu as créé dans ma vie.

Peut-être que la vie nous permettra de reprendre contact quelque part, entre ici et ailleurs dans le monde? On ne sait jamais, même si une partie de moi y croit, sans y croire maintenant.

D’ici là, attention aux biquettes qui pourraient manger des tulipes sous un soleil bleu!

La fausse Québécoise 

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