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Ta ville en cendres

Tu te réveilles à travers une ville en cendres. Tout s’est effondré autour de toi. 

 

Les décors tournent et changent comme les saisons à travers les années. Ce qui tourbillonne sous tes yeux n’a rien de très excitant, tout change, mais jamais rien de bien différent. Toutes ces scènes se ressemblent, le spectacle devant toi est terne et ennuyeux, peu importe ses couleurs. 

 

Rien ne te semble réel, où es-tu? 

 

Tu bûches, tu tombes, tu te relèves. 

Et voilà que tu te vois à nouveau recommencer ce pattern. Encore et encore. Toujours et à jamais ?

 

Tu peines à joindre les morceaux. Tu t’ramasses comme tu peux. Ça semble être le son qui façonne ta vie désormais. 

 

Chaque lendemain matin, la douleur persistante est toujours présente. Tu tombes, tu te relèves, tu traverses tes journées. Tu t’couches le soir toujours avec ta meilleure amie, cette douleur persistante. 

 

Le silence qui résonne dans ta ville en cendres semble éteindre cet espoir, qui lui, bien ancré en toi, cherche à vivre. 

 

Tu regardes autour de toi, tu fixes le vide tout au loin, c’est ce que tu ressens constamment : un vide viscéral et persistant.

 

Tu demandes à l’océan de te faire tournoyer, aux rafales de vent de te faire virevolter, au feu de t’enflammer et à la terre de te déterrer, car toi, tout ce que tu veux, c’est vivre. Vivre et ressentir à nouveau. 

 

Tu demandes à un Dieu auquel tu ne crois pas de te sauver, pour quelques instants tu t’prends pour un croyant. Tu demandes à Lucifer de t’renvoyer loin de l’enfer. 

 

La seule personne à qui tu ne demandes jamais rien, c’est toi, et pourtant tu devrais tellement.

 

Ferme tes yeux et sens le gazon mouillé sous tes pieds. L’arc-en-ciel au bout du champ, les oiseaux qui chantent et le vent sifflant sous le rythme de tes pas sont tous les espoirs d’aujourd’hui. 

 

Il est présent, il vit en toi. Tu es l’espoir, tu es l’étincelle de ta propre existence. Même quand ton cœur éclate en des milliers de petits morceaux, résiste à t’abandonner à ta ville en cendres. 

 

« Tu vaudras toujours la peine. »

Souviens-toi de ces mots lorsque tu auras tendance à l’oublier et ne laisse rien ni personne t’éloigner, à des kilomètres à la ronde, du bonheur.

 

Ne justifie jamais ta peine en te permettant de croire que tu n’es pas assez, te sentant ainsi condamné à ta ville en cendres. 

 

Bûche du bois et reconstruis ta cité d’or. 

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