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L’beau temps, on en avait b’soin – Par Noémie Plouffe

Et le beau temps réapparu tranquillement

Ce dont nous avions b’soin

Ce que la plupart attendaient avec impatience

Parce qu’on va s’le dire

L’hiver a été longue c’t’année

 

Pis c’est comme un petit baume

Qui se dépose tranquillement

Pour la majorité des Québécois d’ce monde

De s’dire

Que même si on reste confiné

On peut enfin respirer (presque toute) l’air frais

L’air assez rafraîchissante pour éviter d’se mettre 32 couches sous lesquelles ont continu de frissonner l’humidité hivernale

 

C’est des journées improvisées à partir sur des nowhere, tant qu’le soleil nous accompagne

C’est de rouler les fenêtres baissées avec du J Boog dans l’système

C’est d’se faire des aprèms-terrasses
Pis je t’avouerais que même si la seule terrasse que je vois cet été se résume à la mienne, ce sera suffisant pour me combler de bonheur
Tant qu’j’ai mon verre à la main, pis le coloc pas trop loin

 

C’est des « même si on fait rien, on est dehors pis on travaille su’er bord, su’l tan », t’sais

C’est des envolées de lanternes à en plus finir pis à être excité comme des enfants de quatre ans

 

Parce que c’est aussi un comeback des day drinking

Des virées au bord de l’eau

Des « aller on le fait »

De nuits étoilées à siroter du petit vin rouge

Des pique-niques à la Pinterest

Des « c’pas grave, au moins y fait beau »

Des l’sommeil passera plus tard, l’soleil est pas couché encore

Des mâtinées à se planter devant les rayons UV question de faire d’la petite photosynthèse avec un bon café, pis une petite clope

J’ai hâte de sortir mes pinceaux, ma doudou pis de m’étendre sur l’herbe, de sentir les petits frissons me monter quand l’vent lève
De sortir avec mes vieux crocs du dollo pis d’pas piler dans un pied de neige
D’avoir assez chaud pour me permettre de me plaindre qui fait chaud, trop chaud
D’avoir du sable plein le maillot
Pis d’devoir r’passer ma Dyson six fois en ligne

De m’louer un Kayak pis de m’aventurer quelque part, pas trop loin
D’me prendre en photo devant les champs de Lavande pis espérer d’y rester assez longtemps pour calmer toute l’anxiété qui bouille en d’dans

De me promener dans rue pis de sentir l’odeur des feux, des barbecues
D’entendre les gens rire,
Rire juste assez fort pour me faire sourire

J’sais pas toi

Mais on dirait que pour moi

L’beau temps apporte son lot d’aventures

Son lot de peacefulness 

Son lot de to do things

Qui vient avec une motivation qui disparaît en période hivernale

J’ai envie de me dire que ça va être plus facile

Moins routinier que ce qu’on a connu dans les derniers mois,

Moins difficile moralement

Et peut-être même physiquement aussi

J’ai envie d’me dire que, ça ne va pas si bien aller qu’ça
Mais qu’si l’alcool coule à flot,
Pis qu’le soleil est là pour rester,
Ça n’ira pas si mal que ça non plus
T’sais

 

 

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