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Regard sur “mes classiques”

Source : https://fr.depositphotos.com/stock-photos/film.html

Sacrée pandémie. Elle change nos vies encore un an plus tard. Pour les cinéphiles, c’est une véritable catastrophe. Les salles de cinéma sont fermées depuis presque un an. Beaucoup de films sont reportés, que ce soit pour les tournages ou les dates de sorties. J’ai donc profité des confinements pour revoir certains de mes films préférés. Ceux que j’ose appeler “mes classiques”. Tant qu’à les revoir (pour une énième fois), j’ai essayé de les regarder avec un œil différent et de partager mes avis avec vous, les lecteurs.

 

DARABONT, Frank. The Shawshank Redemption. 1994. Castle Rock Entertainment

Source : https://www.filmsite.org/shaw.html

Synopsis: Le banquier Andy Dufresne est arrêté pour avoir tué sa femme et son amant. Après une dure adaptation, il tente d’améliorer les conditions de la prison et de redonner de l’espoir à ses compagnons.[1]

 

Basé sur les écrits de Stephen King, ce film donne une leçon de résilience. Cette leçon repose sur la force du scénario. Écrit par le réalisateur, il est superbe et on peut constater que tout a été pensé dans le moindre détail pour que l’on prenne conscience ou que l’on soit complètement ému. Pour livrer un si beau scénario, il faut apprécier l’interprétation des acteurs principaux du film. On y retrouve Tim Robbins et Morgan Freeman qui sont au sommet de leur art. Mais au-delà des nombreuses nominations et distinctions mondiales reçues, ce film représente quelque chose d’important pour moi: c’est le premier film qui m’a fait pleurer. Deux fois plutôt qu’une. À la fin et à un moment bien précis dans le film. Je vous laisse le deviner.

 

 

INARRITU, Alejandro G. The Revenant. 2015. New Regency Production

Source : https://www.20thcenturystudios.com/movies/the-revenant/revenant_584x800_6d98d1b6.jpeg

Synopsis:  En 1820, Hugh Glass est en expédition pour la trappe de fourrure. Suite à l’attaque d’un ours, où il est laissé pour mort, il est finalement abandonné par son équipe. Avant l’abandon, son fils est assassiné. Il utilisera toute sa force et son courage pour regagner le campement et venger son fils, malgré la froideur de l’hiver.[2]

 

Ce film est tout simplement magnifique. D’une beauté que je n’avais pas vue depuis longtemps. Même si le scénario est, somme toute, assez simple (une histoire de courage et de vengeance), ce n’est pas ce que l’on doit retenir du film. Il y a l’interprétation fabuleuse de Leonardo Dicaprio (lauréat d’un Oscar pour le rôle) qui joue son rôle le plus physique en carrière. Tout se passe dans son jeu physique et dans ses yeux. Incroyable. Tom Hardy, qui interprète le méchant, n’est pas en reste. On adore l’haïr. Cependant, outre les interprètes, il y a un aspect encore plus magnifique au film. Son aspect technique. C’est un aspect que l’on oublie souvent quand on regarde un film, parce que l’on désire être divertis. C’est normal. C’est la raison qui m’amène à vous parler de la direction photo (les images et les plans de caméras, entre autres) qui est sublime. Assuré par Emmanuel Lubezki, on y voit l’hiver filmé d’une façon presque pure. Pas de fioritures et fait avec la lumière naturelle. C’est d’une telle beauté qu’un Oscar a été également décerné au directeur photo. Selon les rumeurs, le tournage a été très difficile pour ce film. En même temps, il en vaut tellement le détour. Une œuvre magnifique réalisée par un type très doué. Un film d’ambiance également qui m’a fait voir la beauté et la dureté de l’hiver.

 

 

CROWE, Cameron. Jerry Maguire. 1996. TriStar Pictures

Source : https://www.cinoche.com/films/jerry-maguire/galerie

 

Synopsis: Un agent sportif est licencié pour avoir exprimé une contradiction morale liée à son métier. Il décide alors de mettre sa nouvelle philosophie à l’épreuve en tant qu’agent indépendant auprès du seul sportif qui est resté à ses côtés.[3]

 

C’est fou de constater qu’il y a 25 ans, les problèmes que l’on retrouve aujourd’hui étaient déjà présents. Une société d’image, de relations publiques et de performance entre autres. C’est ce qui me fascine dans ce film. Il est encore contemporain. Il vient bousculer les valeurs et les émotions profondément, jusqu’à faire réfléchir. Je ressens le même sentiment à chaque fois que je le vois: une petite remise en question. Bien que ça reste de la fiction, le thème qu’il propose sonne une cloche: combien d’entre nous faisons vraiment ce que l’on veut, succès ou non? Est-ce que nous ferions les choses différemment? Oserions-nous tout laisser tomber pour accomplir ce que l’on désire vraiment? Que ce soit professionnellement ou personnellement. Tant que thèmes qui sont soulignés, et plus encore, dans ce  très bon film. Sans oublier le lègue qu’il a laissé dans la culture populaire avec la très célèbre phrase: “Montre-moi le fric!”

 

La liste pourrait être très longue. Je commence avec les trois films qui me sont venus en tête lorsque j’ai voulu l’aborder. Je vous invite à les voir ou à les revoir un peu avec mes yeux, mais surtout avec les vôtres. En attendant, peut-être que je préparerai une partie 2. Qui sait?

 

 

 

 

[1] IMDB. 2021. À l’ombre de Shawshank (1994). https://www.imdb.com/title/tt0111161/?ref_=nv_sr_srsg_0. [30 avril 2021]

[2] IMDB. 2021. “ Le Revenant (2015)” . https://www.imdb.com/title/tt1663202/?ref_=nv_sr_srsg_0. [20 avril 2021].

[3] IMDB. 2021. Jerry Maguire. 1996. https://www.imdb.com/title/tt0116695/?ref_=nv_sr_srsg_6 [30 avril 2021].

 

Par Mathieu Belley

Révisé par Mona Saint-Pierre

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