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Le regard des autres

crédits: Pexels

C’est fou à quel point le regard des autres nous importe. Ça semble simple, pourtant; je fais mes choses, les autres font les leurs, et ça devrait finir là? Malheureusement, non. Malheureusement, ça va beaucoup plus loin que ça. Vous pouvez me dire que c’est facile, que j’ai juste  à ne pas les écouter, à arrêter d’imaginer ce qu’ils pourraient penser de moi et vivre ma vie comme je le veux, avec qui je le veux, mais non. Ça se travaille, c’est certain, mais c’est pas si facile que ça peut paraître.

Y’en a qui dise qu’il s’en foute de l’opinion des autres, et c’est tant mieux pour eux. Je les envies tellement! Mais quand on y pense vraiment, si on se foutait de ce que les autres pensent de nous, ça serait pas aussi long se décider sur ce qu’on veut porter le matin. Ça serait pas aussi stressant de parler devant public, et on passerait pas dix minutes à trouver le parfait selfie avec le parfait filtre à publier sur instagram!

 

Pour ma part, la pire période de ma vie a été tout le long de mon secondaire. La période où tu te cherches le plus, où tu veux plaire à tout le monde. Je ne m’aimais  pas, autant physiquement que mentalement. J’avais peur de n’être pas assez belle, pas assez intéressante ou d’avoir l’air niaiseuse de ne pas connaître certaines choses. J’enviais mes amies qui portaient ce qu’elles voulaient, peu importe l’occasion. Tout ça, c’est à cause du maudit jugement.

Le regard des autres, ça me suit encore, même à 25 ans. Quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je leur dit que je travaille dans une chaîne de restauration rapide, j’avoue  que j’ai un peu peur du jugement. Pourtant, j’aime ça. C’est ça l’important, non? Des fois, quand je dévoile des trucs un peu plus personnels dans mes textes, j’ai peur de ce que mes amies ou ma famille vont en penser. Je devrais juste l’assumer, peu importe ce qu’ils pensent, non? Je m’empêche encore de porter certains vêtements parce que «  ça fite pas avec ma silhouette. » Franchement. J’essaie fort d’accepter mes boutons, pis ma cellulite mais, c’est pas facile chaque jour.

Le pire là-dedans, c’est que la plupart du temps, c’est juste une peur qui sort de notre imagination: on se projette dans le futur, et ça créé de l’anxiété. Pourtant, on est TOUS différent, pis c’est beau. Est-ce qu’un jour, on va être capables d’arrêter de se créer des peurs avec ça? Est-ce qu’un jour on va arrêter de juger, en tant que société, et pouvoir se permettre de vivre pleinement comme on le veut? Parce que clairement, si on arrêtait de juger les autres, on aurait moins peur de se faire juger. On peux-tu se regarder dans le miroir, pis se trouver beaux et belles, s.v.p.? On peux-tu se trouver intelligent.es, pis être fier.es de nous?  On peux-tu juste vivre pour nous? Je nous le souhaite sincèrement, à tout le monde.

Par Carolanne Proteau

Révisé par Amélie Carrier

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