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Quand ton « ancien toi » rencontre la nouvelle version de toi-même

Crédits: Burst

J’entends plusieurs personnes vouloir « revenir comme avant », mais est-ce que ça se peut vraiment? À ce que je sache, je n’ai pas encore trouvé le moyen de remonter dans le temps, même si les personnages de mon roman, eux, le peuvent…

L’humain s’acclimate, change et évolue, qu’importe ce qui se passe dans sa vie. ALORS, une pandémie mondiale, n’est-ce pas assez important pour apporter un changement autour de soi, mais aussi en soi? Tout est une question de perception et de nos résistances aux changements, car ce à quoi nous résistons fait peur et nous mine à petit feu…

À ce propos, je me rappelle que la Amélie de 2020 aussi voulait arrêter le temps et oublier, mais celle  de 2021 sait que ce serait impossible de retourner en arrière sans renier une partie d’elle-même.

Ainsi, depuis ce cap de la trentaine, que j’ai franchi pendant le premier confinement, et depuis cette année de réflexions, je pense ne pas avoir perdu un an. Au contraire, je pense plutôt avoir retrouvé ce petit enfant intérieur qui rêve : j’ai arrêté de me mentir à moi-même et j’ai allié l’adulte que je suis à l’enfant en moi qui n’abandonnera jamais ses convictions profondes qu’il peut faire une différence dans le monde avec ses idées.

Qu’est-ce qui me pousse à croire ça? Une petite voix à l’intérieur de moi murmure sans cesse à mon oreille : « Continue. » J’ai l’impression que, pour une fois, mes projets ne resteront pas sur la table à dessin.

Aller à contre-courant du cadre, innover, suivre son cœur n’est pas de tout repos quand on est seule à pousser sa barque.

 

MAIS!

 

Zoom-zoom

Par un concours de circonstances, j’ai rencontré des gens, par les fibres du web, qui me ressemblent et avec qui j’ai pu faire d’agréables partenariats. Je semblais seule dans mon petit 2 et 1/2, mais en fait, j’étais bien entourée par l’intermédiaire de mon écran et de ma caméra sur zoom. Comme je m’amuse à le dire, ça zoome fort de mon côté. Le pont virtuel de Québec ou de Montréal a beaucoup moins de trafic que le réel (haha!). Grâce à ces rencontres, à ces choix de vie pour me « réinventer »: maintenant, je peux l’affirmer haut et fort, je suis écrivaine et entrepreneure affranchies.

Cette fois je veux apprendre… pas seulement oublier.
Cette grande période de noirceur où l’angoisse était ma coloc a laissé des traces et, cette fois, comme toutes les épreuves que j’ai traversées jusqu’à présent me poussaient à relever et regarder en avant. « Où en suis-je rendue maintenant? », se demande la Amélie d’aujourd’hui.

Dans ma vie, j’ai rencontré les bonnes personnes juste à temps. Juste avant que je laisse ENCORE mes idées sous le tapis  et que je décide de me trouver « une job plus conventionnelle » au cas où… mais au cas où de quoi? Tout est une question de confiance en soi et de remarquer les signes quand ils se présentent sur notre route. Chaque personne n’a pas les mêmes rêves et besoins. Il faut se respecter et arrêter de se dire : « Et que penseront les autres si… »

Non, il faut foncer, mais garder aussi le fil de ses projets. Donc, innover, c’est avancer même si notre ego nous dit d’arrêter, tout en équilibrant passion et raison. Je ne veux plus reculer dans le temps. Je perdrais trop.

C’est ce que je me disais dans mon petit cocon de confinée…

 

La roue de la société a redémarré

Longtemps par le passé, je ne voulais pas trop sortir du moule. J’étais fatiguée de devoir me justifier et je voulais être acceptée à tout prix. Cet automne qui approche m’a fait des rappels des graines que j’avais semées en 2019 et qui voulaient me faire diverger de mes nouveaux objectifs. Un appel d’un cours que j’avais voulu suivre pour changer de domaine de carrière a sonné, mon emploi d’avant la pandémie voulait me revoir à temps plein parmi eux… Pour ne nommer que ces deux rappels! Je ne suis plus rendu là dans ma vie. Je suis maintenant à temps plein dans mon objectif d’allier passion et rentabilité. Plus jamais je ne reculerai.

Mais le plus stressant pour moi fut de réaliser, et je me doutais qu’un jour ça arriverait, que ce petit monde fermé sur le net s’éparpillerait. Tout le monde a recommencé ses activités dans ce que les gens appellent maintenant « la vie en présentiel ». Ces pertes de repères m’ont fait hésiter si j’étais vraiment à ma place comme travailleuse autonome mais, après mûres réflexions, j’ai réalisé que, même si je n’ai plus « l’excuse » de devoir dire à mon cercle sociale « je ne peux pas sortir à cause du confinement », je veux continuer à me choisir.

Oui, le vide fait peur. J’en ai toujours eu des frissons dans le dos simplement en pensant à lui, mais il faut finir un jour par sauter à l’eau et lâcher sa bouée de sauvetage « au cas où… » Car, la seule personne avec qui je vivrai jusqu’à la fin de mes jours, c’est avec moi-même, il faut en prendre soin et créer un avenir à notre image.

Il faut se respecter et tu verras, si tu te respectes, tu attireras à toi, comme un aimant, des gens qui te respectent. Je ne peux dire pourquoi, mais c’est ce que j’ai vécu pendant la dernière année malgré toutes les contraintes liées à la pandémie. Il faut croire que le bonheur ne part que de soi!

Par Amélie Carrier

Révisé par Pénélope Beauchemin

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