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Affronter ses peurs au quotidien


Source : Pixabay

Je dois avouer que sans trop en avoir conscience, la peur a souvent fait partie de mon quotidien.

Dans mon cas, la peur, c’est un peu comme la honte : quand j’en ressens, j’aime mieux la ravaler. Je me cache souvent derrière un sourire superficiel qui fait croire aux autres qu’elle n’existe pas et je tente d’enterrer sa présence.

Malheureusement, la peur, plus on la refoule, plus elle refait surface. On est beaucoup à se crisper devant elle, au lieu d’écouter ce qu’elle a à nous dire.

En décidant d’ignorer mes peurs, c’est comme si je me rejetais. Ça fait mal intérieurement, et c’est doublement inconfortable. C’est à partir de là que je deviens confuse et que je me sens paralysée.

Pourquoi vit-on de la peur?

La peur existe pour nous agiter devant une menace afin d’assurer notre survie.

Malheureusement, étant des êtres biologiquement conçus pour réagir à la présence d’une menace, les peurs peuvent se présenter dans n’importe quelles situations même si, rationnellement, ces dernières ne sont pas menaçantes pour notre survie.

On comprend donc que du moment où l’on perçoit une menace, on ressent de la peur.

Ça peut être aussi banal que d’arriver 5 minutes en retard à son travail et de se faire rencontrer par son patron.

La peur se présente à nous sous plusieurs formes : le stress, l’angoisse, l’anxiété, la panique… Plus je vieillis et plus je réalise que la peur est souvent rattachée à mes expériences passées, à mes blessures et à certaines émotions.

Par exemple, les moments où je vis de l’insécurité et de la honte sont souvent ceux où je suis la plus terrifiée. Tout cela me ramène à des évènements antérieurs liés à ces émotions. Puis, bien souvent, au lieu de creuser plus loin, j’ai juste envie de nier la situation qui me cause cet inconfort. Je me suis alors posé la question suivante :

Comment puis-je utiliser ma peur au lieu de la subir?

En effet, il y a quelques années, j’ai traversé beaucoup de tempêtes et je me suis retrouvée dans des situations où j’étais envahie par ce sentiment.

Qu’est-ce qui m’a permis d’affranchir cette peur et de traverser ces tempêtes d’âme?

J’ai premièrement remarqué que les moments où je ressentais de la peur dans mon quotidien coïncidaient drôlement avec une situation qui impliquait un changement. Je me retrouvais donc devant des choix à faire.

Quand on parle de faire des choix, c’est de passer à l’acte pour envisager un niveau de confort plus important dans l’avenir. Mais durant cette période de changements, malheureusement, il n’y a rien de confortable…

C’est évidemment là que la peur fait surface, car on entre dans une période de doute où nous craignons de regretter, d’échouer ou d’être confrontés à l’inconnu. Et pourtant…

Ce qui m’a permis concrètement d’affronter ma peur, c’est de rester focalisé sur les raisons qui motivaient mon désir de changements.

Voici quelques conseils qui m’ont aidée dans mon quotidien lorsqu’un sentiment de peur se présentait.

#1. Me poser les bonnes questions.

  • Qu’est-ce qui m’amène à vivre de la peur en ce moment?
  • Est-ce que je résiste à un quelconque changement dans ma vie?
  • Est-ce que je vis une situation qui est pour moi inacceptable?
  • Est-ce que je vis des émotions désagréables qui m’amènent à vivre de la peur ?
  • Est-ce que j’ai respecté mes limites ?

Ce sont toutes des questions qui m’amènent à comprendre d’où provient ma peur. De cette façon, j’arrive toujours à identifier l’élément déclencheur.

#2. Écrire.

Bien souvent en lien avec la première étape, l’écriture aide énormément à faire le tri de mes pensées. Quand j’ai peur, je me retrouve souvent avec un mélange coloré d’émotions. Écrire m’aide donc à me positionner. Je m’adonne à cette activité en faisant du journaling ou tout simplement en nommant ce que je vis comme émotions dans le moment présent.

#3. Bouger

Prendre une marche ou faire de l’activité physique est très bénéfique. Quand je vis de la peur, la meilleure façon de l’extérioriser est de bouger. La nature est souvent un refuge dans des situations inconfortables.

#4. Faire de la méditation.

C’est incroyable à quel point on néglige cet aspect-là. La méditation permet de prendre le temps d’observer consciemment nos pensées. Les pensées ne sont pas nocives et le but n’est pas de les supprimer. La méditation est un outil formidable pour prendre conscience du flux de nos pensées sans s’accrocher à celles-ci. Il y a tellement de façons de méditer! Chacun peut trouver celle qui lui convient.

#5. Prendre action.

Malheureusement, la peur ne disparaît pas sans d’abord faire des choix.  Prendre action peut tout simplement vouloir dire d’en parler avec un.e ami.e, de modifier un aspect dans sa vie ou même simplement de choisir de demeurer dans une situation. L’important, c’est de prendre la responsabilité de son confort et de son bonheur en effectuant des changements.

Finalement, on comprend que la peur est un sentiment qui se présente souvent pour nous indiquer qu’il y a une source d’inconfort dans notre vie. Elle est également présente lorsqu’on sent une menace dans notre quotidien. Le plus important quand on en vit, c’est de l’observer et de l’écouter. Du moment qu’on lui démontre notre accueil et qu’on s’interroge sur sa présence, elle ne peut jamais nous gouverner. La peur est plutôt là pour nous propulser.

 

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